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Le marché canadien de l’équipement de fitness a connu une remise à niveau structurelle depuis 2020, et il en ressort plus gros, plus diversifié et plus résilient qu’avant la pandémie. Ce qui a commencé comme un choc de demande à court terme, provoqué par les confinements, s’est transformé en un rééquilibrage durable entre l’entraînement à domicile et les installations commerciales. En 2024, le marché atteignait une valeur estimée à environ 357,9 millions de dollars américains1, soit un niveau de base nettement plus élevé qu’avant 2020.
Une caractéristique déterminante du marché actuel est la permanence de l’entraînement à domicile. Pendant la pandémie, les ménages canadiens ont accéléré leurs dépenses en appareils cardiovasculaires, en poids libres et en accessoires, les salles étant fermées. Une partie de cette demande s’est normalisée à la levée des restrictions, mais un parc important de salles à domicile demeure actif. Le coût moyen d’aménagement d’une salle à domicile a été rapporté à environ 2 530 $ CA, ce qui indique que les consommateurs voient de plus en plus l’achat d’équipement comme un investissement de santé à long terme plutôt qu’un substitut temporaire2. Ce virage a remodelé la composition des gammes, la tolérance au prix et les cycles de remplacement dans toute l’industrie.
En parallèle, le segment commercial a retrouvé son élan. Les centres de conditionnement physique et de sports récréatifs ont fortement rebondi après 2021, à mesure que les abonnements se rétablissaient et que les exploitants réinvestissaient dans la mise à niveau des appareils, les zones d’entraînement fonctionnel et des expériences différenciées, impossibles à reproduire à la maison3. Au milieu de 2023, le nombre d’installations de conditionnement physique au Canada était largement revenu à son niveau d’avant la pandémie, ce qui a soutenu une reprise des achats institutionnels et interentreprises. La demande commerciale complète maintenant la demande résidentielle plutôt que de la concurrencer directement.
La technologie est devenue un axe central de la concurrence. Les appareils connectés, les plateformes d’entraînement numériques et les machines intégrées à des applications représentent aujourd’hui une part substantielle des ventes d’équipement neuf. On estime que 68 pour cent des appareils de fitness vendus neufs comportent une forme de connectivité intelligente ou d’intégration de contenu interactif2. Cette tendance a relevé les prix de vente moyens, introduit des revenus d’abonnement récurrents et renforcé la fidélisation captive des marques dotées d’écosystèmes solides.
Sur le plan structurel, le marché canadien de l’équipement de fitness reste fragmenté. Aucune marque ne domine à l’échelle nationale dans tous les segments, et l’intensité concurrentielle est forte à travers les gammes de prix, les canaux et les usages4. Fabricants mondiaux, marques nées du numérique et détaillants canadiens coexistent dans un paysage façonné par un comportement d’achat omnicanal. Les consommateurs font de plus en plus leurs recherches en ligne, comparent prix et caractéristiques au numérique, et comptent encore sur le détail physique ou les distributeurs commerciaux pour la livraison, l’installation et l’entretien des gros appareils.
Pour la suite, la trajectoire de croissance du marché paraît régulière plutôt qu’explosive. Les prévisions annoncent une croissance annuelle de l’ordre du milieu de la fourchette à un chiffre jusqu’à la fin de la décennie, portée par la conscience de la santé, les modes de travail hybrides, l’innovation des produits connectés et l’investissement continu des installations commerciales1. La flambée extraordinaire de 2020 a peu de chances de se répéter, mais le marché canadien repose désormais sur une assise de demande plus large et plus stable qu’à tout moment avant la pandémie.
Avant 2020, le marché canadien de l’équipement de fitness était structurellement porté par la demande commerciale. Salles de sport, centres de loisirs, universités et installations sportives étaient les principaux acheteurs d’appareils cardiovasculaires et de musculation de forte valeur, tandis que la demande des particuliers était plus complémentaire et surtout liée au remplacement. L’industrie plus large des centres de conditionnement physique et de sports récréatifs générait environ 4,5 milliards de dollars canadiens de revenus d’exploitation en 2019, ce qui reflétait un écosystème mature de lieux physiques exigeant un investissement continu en équipement pour les ouvertures, les rénovations et le remplacement de l’usure3.
La distribution au détail, avant 2020, penchait fortement vers le hors ligne. Les détaillants spécialisés et les grandes chaînes d’articles de sport servaient de points d’achat principaux, en particulier pour les tapis roulants, les elliptiques et les appareils à plaques sélectives, qui exigeaient une démonstration en magasin, une coordination de la livraison et un soutien à l’installation. Le commerce électronique existait, mais jouait un rôle secondaire, largement confiné aux accessoires et aux petits articles de musculation5.
L’arrivée de la COVID-19 en 2020 a créé un choc de demande abrupt et sans précédent. La fermeture obligatoire des salles et les confinements prolongés ont déplacé l’activité physique presque entièrement vers la maison, déclenchant une flambée rapide des achats d’équipement partout au Canada. Les ventes d’appareils d’exercice en 2021 ont été rapportées à plus de 60 pour cent au-dessus des niveaux de 2019, ce qui reflétait à la fois de nouveaux acheteurs et des consommateurs existants qui bonifiaient leur installation6.
Cette flambée a fondamentalement modifié les habitudes d’achat. Des produits à la demande jusque-là stable mais sans éclat, comme les tapis roulants, les vélos stationnaires, les haltères courts et les bandes élastiques, sont devenus rares. Les chaînes d’approvisionnement ont ployé sous les pointes de volume soudaines, entraînant des pénuries généralisées et des délais de livraison allongés. Dans certaines catégories d’équipement de musculation, les hausses de prix ont dépassé 20 pour cent en raison de la disponibilité restreinte et de la montée des coûts des intrants7.
Les canaux de distribution se sont aussi déplacés rapidement. Les magasins physiques étant fermés ou soumis à des restrictions, les consommateurs ont migré en ligne en masse. Places de marché, sites de marques en vente directe et promotions portées par les réseaux sociaux sont devenus les principaux moteurs de vente. Beaucoup de fabricants qui s’appuyaient auparavant sur des partenaires de gros ont accéléré leurs propres capacités de commerce électronique, tandis que les marques nées du numérique gagnaient en visibilité et en parts de marché8.
À partir de 2022, le marché est entré dans une phase de stabilisation plutôt que d’effondrement. Les salles ayant rouvert, une partie des consommateurs est revenue à l’entraînement en personne, mais la demande d’équipement s’est globalement établie à un niveau sensiblement plus élevé qu’avant 2020. L’industrie des centres de conditionnement physique et de sports récréatifs s’est rétablie à près de 4,3 milliards de dollars canadiens de revenus d’exploitation en 2022, revenant à la rentabilité tout en demeurant légèrement sous son sommet d’avant la pandémie3.
Les acheteurs commerciaux ont repris pied dans leurs dépenses en immobilisations, portés par les réouvertures, la croissance de nouveaux emplacements et le réinvestissement concurrentiel. Les exploitants ont mis l’accent sur la mise à niveau des appareils, pour améliorer l’expérience des membres, soutenir les tendances de l’entraînement fonctionnel et justifier le prix des abonnements. En même temps, des acheteurs commerciaux non traditionnels, comme les promoteurs résidentiels multilogements et les programmes de mieux-être en entreprise, ont accru leur présence, diversifiant davantage la demande institutionnelle9.
En 2024, le marché canadien de l’équipement de fitness avait largement absorbé la volatilité des années de pandémie. Les taux de croissance se sont modérés, les chaînes d’approvisionnement se sont stabilisées et la concurrence s’est intensifiée, marques établies et nouveaux venus se battant pour retenir la clientèle acquise durant la flambée. Il en résulte un marché plus équilibré, porté par l’innovation, dont la demande de base est plus élevée qu’à tout moment avant 2020.
Le marché canadien de l’équipement de fitness devrait entrer dans une phase de croissance soutenue entre 2025 et 2030, marquée par une expansion modérée mais constante plutôt que par la volatilité. Les estimations placent le revenu total à environ 357,9 millions de dollars américains en 2024, les prévisions annonçant une croissance vers quelque 589,5 millions de dollars américains d’ici 20331. Cette trajectoire implique un taux de croissance annuel composé d’environ 5,7 pour cent sur la période, ce qui positionne le Canada comme un marché stable à croissance moyenne dans le paysage mondial.
Dans cette perspective, les années jusqu’en 2030 représentent le passage de la normalisation d’après-pandémie à des cycles de remplacement et de mise à niveau de plus long terme. Plutôt que de s’appuyer sur de premiers acheteurs, la croissance est de plus en plus soutenue par des ménages qui bonifient un équipement existant, des exploitants commerciaux qui renouvellent un parc vieillissant et de nouveaux acheteurs institutionnels qui entrent sur le marché. À la fin de la décennie, le revenu annuel du marché devrait approcher ou dépasser 500 millions de dollars américains, ce qui reflète à la fois la croissance des unités et la hausse des prix de vente moyens portée par l’intégration technologique1.
Plusieurs moteurs structurels appuient la prévision. La conscience de la santé demeure un facteur de fond, renforcé par des taux d’obésité persistants et des initiatives de santé publique qui encouragent l’activité physique. Environ 30 pour cent des adultes canadiens étaient classés obèses dans de récentes enquêtes de santé, ce qui soutient une demande de long terme pour des solutions d’exercice accessibles1. Les programmes soutenus par l’État et les messages publics continuent d’encourager les modes de vie actifs, ce qui appuie indirectement l’achat d’équipement.
Les changements dans les modes de travail jouent aussi un rôle déterminant. Le travail hybride et à distance a normalisé des horaires quotidiens souples, ce qui rend l’entraînement à domicile plus pratique et plus attrayant. Les consommateurs qui ont beaucoup investi pendant la pandémie sont maintenant plus susceptibles de bonifier leur installation que de l’abandonner. Ce comportement soutient l’achat répété et stimule la demande d’équipement de meilleure qualité, économe en espace et enrichi au numérique2.
La technologie représente un autre grand moteur. L’équipement intelligent et connecté est passé de la niche au courant dominant : on estime que les deux tiers des appareils neufs vendus intègrent désormais de la connectivité, des capteurs ou du contenu interactif2. Ces fonctions rehaussent la valeur perçue, justifient un prix supérieur et créent une captivité d’écosystème par les abonnements et les mises à jour logicielles. Pour les fabricants, cela fait passer le modèle de revenus de la vente unique vers une valeur à vie du client plus longue.
La demande commerciale contribue également à la croissance. Clubs de conditionnement physique, studios boutiques et installations institutionnelles continuent d’étendre et de différencier leur offre. Les nouveaux formats de salles, qui mettent l’accent sur l’entraînement fonctionnel, les zones de récupération et les expériences appuyées par la technologie, exigent des cycles de renouvellement d’équipement plus fréquents.
Malgré des fondamentaux positifs, la période de prévision comporte plusieurs contraintes. La plus importante est la maturation du marché. La flambée exceptionnelle de 2020 à 2021 a créé un effet de base élevé, qui rend la croissance suivante plus graduelle qu’explosive. Les marques qui ont grandi vite pendant la pandémie subissent la pression de retenir leur clientèle dans un environnement plus concurrentiel, mené par la promotion4.
La sensibilité au prix est une autre contrainte. L’équipement de fitness demeure un achat discrétionnaire, en particulier dans les gammes supérieures. Les pressions inflationnistes, la volatilité des taux d’intérêt et les préoccupations d’abordabilité du logement peuvent retarder les mises à niveau ou pousser les acheteurs vers des solutions moins chères. Les contraintes de logement urbain limitent aussi l’adoption des gros appareils, ce qui accroît la dépendance aux conceptions compactes et modulaires1.
L’exposition de la chaîne d’approvisionnement persiste comme risque structurel. Une grande part de l’équipement vendu au Canada est importée, ce qui rend le marché vulnérable aux perturbations logistiques, aux fluctuations de devises et à la volatilité du coût des intrants. La pandémie a montré à quelle vitesse une pénurie peut apparaître, en particulier pour l’équipement de musculation banalisé7.
Enfin, l’intensité concurrentielle reste élevée. Le marché canadien est fragmenté : marques mondiales, détaillants canadiens et nouveaux venus du numérique se disputent des segments qui se recoupent. Aucun joueur ne détient de part nationale dominante, ce qui fait monter les coûts de marketing et comprime les marges au fil du temps4. À mesure que la croissance se modère, la différenciation par la technologie, le service et la confiance envers la marque devient déterminante pour maintenir la rentabilité.
Les acheteurs résidentiels représentent le plus grand segment d’utilisateurs finaux du marché canadien, et leur rôle a fondamentalement changé depuis 2020. Ce qui était un segment secondaire, mû par la commodité, est devenu un pilier de la demande. Pendant la pandémie, des millions de Canadiens ont investi dans une installation à domicile par nécessité, mais une part significative de ce comportement a persisté, pour la commodité, l’économie de temps et les horaires de travail hybrides6.
Le niveau moyen d’investissement dans une salle à domicile illustre la profondeur de ce virage. Des coûts d’aménagement rapportés à environ 2 530 $ CA suggèrent que les consommateurs n’achètent pas de simples produits d’entrée de gamme, mais bâtissent des environnements à plusieurs appareils, comprenant du cardiovasculaire, de la musculation et des accessoires2. Ce niveau de dépense accroît le potentiel de remplacement et de mise à niveau, d’autant que les achats du début de la pandémie vieillissent et que les utilisateurs cherchent des modèles plus silencieux, plus intelligents ou plus économes en espace.
Les salles commerciales et les clubs de santé demeurent le deuxième grand segment d’utilisateurs finaux et un moteur déterminant des ventes d’équipement de forte valeur. Après une contraction marquée en 2020 et 2021, le secteur a rebondi à mesure que les installations rouvraient, que les abonnements se rétablissaient et que les exploitants réinvestissaient dans la différenciation. Dès 2022, l’industrie des centres de conditionnement physique et de sports récréatifs est revenue à la rentabilité, signe d’une capacité renouvelée de dépenses en immobilisations3.
Contrairement aux acheteurs résidentiels, les exploitants commerciaux privilégient la durabilité, le débit d’utilisation et le soutien après-vente. Les décisions d’achat sont influencées par le coût total de possession, l’étendue de la garantie, la disponibilité de l’entretien et la fiabilité de la marque. Les investissements récents ont porté sur les zones d’entraînement fonctionnel, les aires de force et de conditionnement et les espaces de récupération, ce qui stimule la demande de cages, de plateformes, d’appareils à plaques sélectives et d’équipement spécialisé9.
Les acheteurs institutionnels et corporatifs forment un segment plus petit mais stratégiquement important, caractérisé par des budgets stables et des cycles d’approvisionnement prévisibles. Ce groupe comprend les universités, les collèges, les bases militaires, les établissements de santé, les hôtels, les promoteurs résidentiels multilogements et les programmes de mieux-être en entreprise9.
La croissance de ce segment est liée à des tendances plus larges du travail et du logement. Les employeurs soutiennent de plus en plus le mieux-être de leur personnel par des salles sur place ou des subventions d’équipement pour les télétravailleurs, tandis que les promoteurs intègrent des installations de conditionnement physique comme caractéristique standard des nouveaux projets. Plus de la moitié des nouveaux développements résidentiels multilogements comprendraient des installations de conditionnement physique, ce qui élargit le marché interentreprises accessible au-delà des salles traditionnelles9.
Les acheteurs institutionnels achètent typiquement par des distributeurs et des détaillants commerciaux plutôt que par des canaux de vente directe. L’approvisionnement met l’accent sur la conformité, les normes de sécurité et les ententes de service à long terme, ce qui favorise les fournisseurs établis dotés de réseaux de soutien locaux. Les volumes sont parfois plus faibles que dans la vente aux particuliers, mais la valeur des transactions est souvent plus élevée, et les relations plus durables.
La demande canadienne d’équipement de fitness est fortement concentrée dans les grands centres urbains, où densité de population, niveaux de revenu et concentration d’installations se croisent. Toronto, Vancouver et Montréal représentent constamment les plus grands marchés, soutenus par de vastes populations métropolitaines et une forte pénétration des salles, des studios et des concepts spécialisés10.
L’Ontario compte la plus grande part provinciale de la demande, ancrée dans la région du Grand Toronto. La province combine une forte densité de ménages et un grand nombre d’installations commerciales, d’universités et de sièges d’entreprises, qui contribuent tous à des achats réguliers, dans le résidentiel comme dans l’institutionnel. La Colombie-Britannique suit de près, portée par la région du Grand Vancouver et une forte culture de participation récréative10.
Les marchés urbains tendent aussi à mener l’adoption de l’équipement haut de gamme et connecté. Le coût élevé du logement et des espaces de vie plus petits font monter la demande de produits compacts et multifonctions, tandis que des revenus moyens plus élevés soutiennent l’adoption d’appareils cardiovasculaires intelligents et d’écosystèmes par abonnement. Ces dynamiques font des grandes villes des marchés d’essai importants pour le lancement de produits et les stratégies de prix.
La participation à l’activité physique et la densité d’installations varient sensiblement d’une province à l’autre, ce qui influence les profils régionaux de demande. La Colombie-Britannique affiche l’un des plus hauts taux de participation à l’activité physique et récréative organisée, avec environ 86 pour cent des ménages engagés dans une forme d’activité physique11. Le Québec suit avec environ 77 pour cent, ce qui reflète un fort appui culturel et public au sport et au loisir.
La densité d’installations varie aussi de façon notable. L’Île-du-Prince-Édouard affiche l’une des plus fortes concentrations de centres de conditionnement physique et de loisir par habitant, avec environ 38 lieux par 100 000 résidents, suivie de la Colombie-Britannique avec près de 34 par 100 000 habitants11. Une densité plus élevée est corrélée à des cycles de remplacement d’équipement commercial plus fréquents et à une plus forte demande d’entretien et de service.
Le climat joue un rôle direct dans la forme du marché canadien. Les longs hivers et la variabilité saisonnière accroissent la dépendance à l’exercice intérieur, en particulier dans les régions froides où l’entraînement extérieur est impraticable pendant de longues périodes. Les ventes de tapis roulants, de vélos stationnaires et d’accessoires d’entraînement intérieur augmentent typiquement à l’automne et en hiver, ce qui renforce des cycles de demande saisonniers1.
La démographie influence en outre la composition des gammes. Les cohortes plus âgées et les personnes ayant des préoccupations articulaires ou de mobilité tendent à privilégier le cardiovasculaire à faible impact et les solutions d’entraînement guidé. En même temps, les populations urbaines plus jeunes accordent souvent la priorité à l’économie d’espace, à la portabilité et à l’intégration numérique, ce qui stimule la demande d’appareils cardiovasculaires pliables, de poids ajustables et d’accessoires reliés à des applications2.
Du point de vue de l’investissement, la croissance du marché canadien se concentre de plus en plus dans des segments précis plutôt que de se répartir également dans la catégorie. Les écosystèmes de fitness connecté représentent l’un des terrains les plus attrayants, puisqu’ils combinent la vente de matériel et un revenu numérique récurrent, par abonnements, accompagnement et mises à jour logicielles2. Ce modèle soutient une valeur à vie du client plus élevée et des flux de trésorerie plus prévisibles que la vente d’équipement à l’unité.
Les accessoires et l’équipement d’entrée de gamme présentent aussi des caractéristiques de croissance intéressantes, malgré des marges plus faibles. Ces produits profitent de cycles de remplacement fréquents, d’un faible besoin d’espace et d’un bon accord avec la vie urbaine et les routines de fitness hybrides. Les prévisions suggèrent que les accessoires pourraient figurer parmi les segments à la croissance la plus rapide en volume d’ici la fin de la décennie, portés par des achats d’appoint qui complètent de plus gros investissements7.
Du côté interentreprises, les développements résidentiels multilogements, l’hôtellerie et les programmes de mieux-être en entreprise représentent des bassins de demande en expansion structurelle. À mesure que les installations de conditionnement physique deviennent des caractéristiques standard des nouveaux projets et que les employeurs continuent de soutenir le mieux-être, ces canaux offrent des occasions d’achat répétables, encadrées par contrat, moins volatiles que la seule demande des particuliers9.
Le comportement d’approvisionnement a beaucoup évolué depuis 2020. Les consommateurs abordent de plus en plus l’équipement de fitness comme un investissement de santé à long terme plutôt qu’un achat discrétionnaire. Une dépense moyenne plus élevée par ménage et une demande soutenue même après la réouverture des salles indiquent un virage vers la qualité, la durabilité et les expériences intégrées, au détriment du plus bas prix2.
Pour les acheteurs commerciaux et institutionnels, l’approvisionnement demeure une affaire de relations. Salles, universités et acheteurs corporatifs privilégient les fournisseurs qui offrent l’installation, l’entretien, le financement et le soutien à la conformité. Les décisions d’achat prennent souvent la forme d’ententes groupées plutôt que de transactions à produit unique, ce qui favorise les fournisseurs dotés d’une solide distribution locale et d’une infrastructure après-vente9.
La recherche numérique joue maintenant un plus grand rôle chez tous les types d’acheteurs. Même quand l’achat final se fait hors ligne ou par un distributeur, les décideurs s’appuient de plus en plus sur les fiches techniques, les avis et les comparaisons entre pairs pour établir leur liste de fournisseurs. Cela met de la pression sur les fournisseurs pour tenir une présence numérique forte à côté des canaux de vente traditionnels.
Le succès à long terme sur le marché canadien de l’équipement de fitness dépend de l’alignement sur la demande structurelle plutôt que sur les tendances passagères. L’entraînement à domicile n’est plus un substitut temporaire aux salles, mais un complément permanent, qui soutient des cycles continus de remplacement et de mise à niveau. Les installations commerciales, de leur côté, se repositionnent autour de l’expérience, de la communauté et de l’intégration technologique plutôt que du simple accès à des appareils3.
Pour les investisseurs, cela favorise les entreprises présentes à la fois dans le résidentiel et le commercial, qui diversifient leurs sources de revenus et investissent dans des écosystèmes de produits plutôt que dans des articles isolés. L’intégration technologique, la capacité de service et la confiance envers la marque s’imposent comme des avantages concurrentiels plus durables que le seul leadership de prix.
Pour les acheteurs interentreprises, le positionnement de long terme tourne de plus en plus autour de la souplesse et de la résistance au temps. Un équipement qui accepte des aménagements modulaires, l’intégration numérique et des formats d’entraînement en évolution réduit le risque de désuétude et allonge la vie de l’actif. À mesure que la croissance se modère et que la concurrence s’intensifie, l’alignement stratégique entre fournisseurs et acheteurs pèsera davantage dans la création de valeur du marché.
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